Fed
Fin d'année : 25pb (précédent : 37pb)
Prochaine réunion (octobre) : 76% de statu quo (précédent : 71% de hausse)
2027 cumulé : 80pb (précédent : 92pb)
ECB
Fin d'année : 19pb (précédent : 33pb)
Prochaine réunion : 79% de statu quo (précédent : 54%)
2027 cumulé : 65pb (précédent : 99pb), la plus forte baisse du groupe
BoE
Fin d'année : 31pb (précédent : 34pb)
Prochaine réunion : 82% de hausse (précédent : 80%)
2027 cumulé : 92pb (précédent : 106pb)
BoC
Fin d'année : 26pb (précédent : 35pb)
Prochaine réunion : 65% de statu quo (précédent : 65% de hausse)
2027 cumulé : 110pb (précédent : 140pb)
RBNZ
Fin d'année : 33pb (précédent : 37pb)
Prochaine réunion : 52% de hausse (précédent : 81%)
2027 cumulé : 106pb (précédent : 125pb)
BoJ
Fin d'année : 21pb (précédent : 21pb)
Prochaine réunion : 82% de statu quo (précédent : 68%)
2027 cumulé : 90pb (précédent : 99pb)
RBA
Fin d'année : 10pb (précédent : 41pb, dont 25pb livrés le 30 septembre)
Prochaine réunion : 75% de statu quo
2027 cumulé : 24pb (précédent : 65pb)
SNB
Fin d'année : 4pb (précédent : 10pb)
Prochaine réunion : 85% de statu quo (précédent : 62%)
2027 cumulé : 56pb (précédent : 84pb)
Le vrai signal, la Fed donne le ton et tout le monde suit
Les commentaires de Williams ("pas besoin d'urgence" après la hausse de septembre, une seule hausse supplémentaire possible d'ici fin d'année) puis de Jefferson (plus de données nécessaires avant le prochain mouvement) ont fait chuter la probabilité d'une hausse en octobre de 70% à environ 25%
C'est un retournement complet par rapport à la semaine dernière, où les PMI, l'ADP, le PCE et le PIB révisé avaient poussé la Fed vers le camp hawkish
Le poids de la Fed sur les marchés mondiaux a entraîné un repricing dovish sur toutes les autres banques centrales
Geopolitique, un espoir fragile
Espoirs d'un accord par étapes sur la réouverture d'Hormuz et l'assouplissement du blocus, avec une proposition américaine présentée au cabinet iranien par Araghchi
Trump nuance fortement, il doit décider s'il va "faire sauter l'Iran ou conclure un accord", avec une fin du conflit "très bientôt, d'une manière ou d'une autre", et une reprise possible des bombardements après les midterms
Cohérent avec le calendrier déjà documenté dans cette série, les attentes de désescalade et le pétrole évoluent toujours en tandem avec chaque déclaration
ECB, deux raisons de temporiser
L'inflation est portée presque entièrement par le choc énergétique, le core restant relativement stable, ce qui justifie d'attendre
Les conditions financières se détériorent, avec un écart OAT/Bund à son plus haut depuis 2012 et des craintes de nouvelle crise de la dette
Le dilemme est net : relever les taux pourrait aggraver le stress de financement souverain, ce qui explique que le pricing 2027 chute de 99pb à 65pb malgré un PMI zone euro à 53,1 et l'appel de S&P Global à une hausse en octobre
Mise à jour depuis la publication de l'article
L'article date de vendredi matin (12h59) et précède le NFP de 14h30, déjà analysé dans cette série (+29K contre +90K attendus, salaires +0,1%, chômage 4,2%)
Après le NFP, la probabilité d'une hausse en octobre est tombée autour de 15%, donc le repricing dovish décrit ici s'est encore accentué en séance
Les chiffres de l'article représentent donc un plancher du mouvement dovish, pas son point final
Implications
USD : biais baissier à court terme, la Fed a perdu son moteur hawkish sur deux fronts à la fois (messages officiels et marché du travail), le CPI devient le seul scénario capable de relancer octobre
EUR : pression mitigée, l'ECB moins hawkish pèse sur la devise, mais le recul du dollar offre un soutien relatif à l'EUR/USD
GBP : la BoE ressort comme la seule banque centrale du groupe avec une hausse prochaine très probable (82%), ce qui crée un contraste avec le PMI flash UK à 51,7 et une croissance de seulement 0,1%
AUD, NZD : le repricing est massif sur l'AUD (75% de statu quo après la hausse du 30 septembre), la RBNZ reste plus partagée avec 52% de hausse
CAD : cumulé 2027 en forte baisse (140pb à 110pb), mais toujours le plus élevé du groupe avec la RBNZ
CHF : probabilité de statu quo à 85%, la SNB reste la banque centrale la plus détendue, cohérent avec un CPI suisse à 1,0%
Point de vigilance
Comparaison RBA faussée : 25pb ont été livrés le 30 septembre, il faut lire les probabilités de la prochaine réunion plutôt que les cumulés bruts
Le sentiment dovish repose sur un fil unique, l'optimisme autour des discussions US-Iran, que Trump peut annuler en une déclaration, un pétrole qui repart à la hausse relancerait immédiatement le biais hawkish
Le risque français (écart OAT/Bund à un plus haut depuis 2012) est un facteur nouveau à suivre, il pourrait transformer une simple pause de l'ECB en vrai problème de stabilité financière européenne