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GBP: Le marché du travail britannique continue de se dégrader, le chômage grimpe à 4,9%

9/15/2026

Taux de chômage


Réel : 4,9% (mai-juillet 2026)
Sur un an : +0,2pt
Sur le trimestre : quasi stable

Taux d'emploi


Réel : 75,1%
Sur un an : -0,1pt
Sur le trimestre : quasi stable

Taux d'inactivité économique


Réel : 20,9%
Sur un an : -0,1pt
Sur le trimestre : -0,1pt

Emploi salarié RTI (données administratives HMRC)


Juillet 2026 vs juillet 2025 : -101 000 (-0,3%)
Juin à juillet 2026 : -19 000 (-0,1%)
Estimation flash août 2026 : -145 000 sur un an (-0,5%), -26 000 sur le mois, à 30,2 millions

Croissance des salaires


Salaire régulier (hors primes) : +3,5% sur un an, stable depuis cinq trimestres glissants
Salaire total (avec primes) : +3,9% sur un an, en repli depuis +4,2% le trimestre précédent, plus bas niveau depuis fin 2020
Secteur public : +6,3%, secteur privé : +2,9%, écart marqué

Salaires réels, ajustés de l'inflation


Salaire régulier réel (CPIH) : +0,6% sur un an
Salaire total réel (CPIH) : +0,9% sur un an
Progression réelle limitée malgré une croissance nominale correcte

Le vrai signal, dégradation continue et cohérente entre les sources


Deux indicateurs clés (RTI et taux de chômage) confirment la même tendance de ralentissement, contrairement aux publications passées où les sources divergeaient parfois
Emploi salarié en baisse continue depuis deux ans selon les données RTI, considérées par l'ONS comme la mesure la plus fiable
Chômage en hausse constante sur un an, cohérent avec le ralentissement de la croissance production/construction déjà identifié dans le PIB de juillet analysé précédemment dans cette série

Claimant Count et vacances d'emploi


Claimant Count août 2026 : 1,692 million, en hausse sur le mois et sur l'année
Vacances d'emploi (juin-août) : 702 000, en baisse de 8 000 (-1,1%) sur le trimestre
Niveau de vacances au plus bas depuis 2014 (hors période COVID)
Les petites entreprises citeraient la hausse des coûts du travail comme frein à l'embauche

Contexte, accès BoE avant publication


La Banque d'Angleterre a eu un accès anticipé à ces données le jour même de sa réunion du comité de politique monétaire (14 septembre)
Ce luxe informationnel signifie que la BoE a déjà intégré ce signal de dégradation dans sa décision de taux, contrairement au marché qui le découvre maintenant

Implications


GBP : biais baissier renforcé, cohérent avec le PIB britannique déjà analysé qui montrait une divergence croissante entre services résilients et production/construction en repli
Un marché du travail qui se dégrade progressivement (chômage en hausse, emploi salarié en baisse continue) plaide pour une BoE plus encline à assouplir, en tension avec la pression inflationniste du CPI zone euro et du contexte pétrolier global
GBP/USD : pression baissière supplémentaire probable, à mettre en tension avec le CPI américain qui vient de surprendre à la hausse (renforçant le narratif dollar), un double vent contraire pour la paire
GBP/EUR : la BCE ayant relevé ses taux récemment pendant que le marché du travail UK se dégrade créerait une divergence de politique monétaire défavorable à la livre

Point de vigilance


Les données RTI d'août restent provisoires et sujettes à révision, l'ONS le rappelle explicitement
Le vrai signal structurel est la cohérence désormais retrouvée entre les différentes sources de données (RTI, LFS, Claimant Count, vacances), qui pointent toutes dans la même direction baissière, contrairement aux périodes précédentes où ces séries divergeaient. Cette convergence rend le signal de ralentissement plus fiable qu'auparavant.
Sources
office for national statistics